Samedi 31 janvier, il est 22H30 j’arrive a l’hotel sans trop d’enthousiasme, sous le tumulte et le brouhaha des voitures je regarde les fetards du samedi soir. Bon faut y aller j’ai pas la tête à bosser en plus il y a la directrice. Je me dirige vers les vestiaires, je pose mon sac, je secoue mon polo pour retirer les quelques bouloches rebelles, je refais l'ourlet de mon jeans et passe la main dans mes cheveux. Maintenant en face de la directrice j'esquisse un sourire pour paraitre un peu moin grognon. Ali bonsoir, vous avez l'arrivé d'un groupe d'italien, me dit elle avec son cheveux sur la langue. C'est ma veine, je pige rien à l'italien!!
_Pensez à remplir les frigos du restaurant svp, le derniere fois vous avez oublié me reproche t elle.
J'acquiesse, alors bonne soiree sylvie!
_Oui vous de meme!
Dans la reserve il y a trois chariots de linges à ranger aux étages, putain de merde mais c'est vraiment pas mon soir. 23H00 je reste poster derriere le bureau attendant l'arrivé des italiens, devant la machine à café il ya juan un jeune légionnaire. Je l'aime bien juan, il vient de l'uruguay, il s'est engagé depuis 2 ans deja à la légion. Je suis impressionné par la qualité de son français. Comparé à mon anglais je me sens ridicule... Il me dit qu'il aimerait rentrer chez lui pour quelques jours, et que sa famille lui manque. Je me suis toujours demander quels ont été ses motivations pour entrer dans la légion. Lorsque tu t'engages dans la légions tu perds ton identité, il m'explique que le premier jour de prise de service, la légion te donne une nouvelle identité!
_Alors tu t'appelles pas juan!
_Non, mon vrai nom c'est diego qui me dit avec son accent...
_Ah d'accord! Et ça te fait pas bizarre? Non, ça fait partie du jeu me dit il. Je reste perplexe. Trois jeune hommes entre dans l'hotel, juan les salut, il sont dans le meme régiment que moi, 2 rec d'avignon, il avale la derniere gorgé de café et me dit: Bon je remonte dans ma chambre, bonne nuit Ali, bonne nuit Diego... 23H45 ça y est le bus d'italien est la, la reception ce remplie d'un seul coup, ils parlent fort, une quinquagenaire s'approche.
_VOUS ETES LA RESPONSABLE? Alors moi expliqueez à vous pour les chambres.
Elle sourit et me dit: Vous pouvez parler normalement je comprends le francais. Ouf! je destresse, je lui donne toutes les informations necessaires et je lui souhaite une agreable soirée. Le calme était revenue, je décidé de m'activer afin de terminer ma besogne. Je commence par les chariots de linges. Le probléme avec les chariots c'est que je suis claustrophobe, il est impossible pour moi de monter dans l'ascenseur, je devrais dire ASSINSEUR, c'est le nom que je lui ai donné, c'est la contraction entre assassin et ascenceur. Pas plus tard que hier j'ai entendu un des employes de l'hotel dire qui s'était fait prendre dans ce foutu Assinseur, ça m'a donner la chair de poul, m'imaginer enfermer dedans... Je procède de la manière suivante je passe les chariots dans l'assinseur et moi j'emprunte les escaliers de secours, c'est assez physique mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas être potentiellement capturer dans cette boite métallique. Il est 1H00 je redescends souffler un peu, dans la reception il y a des italiens qui joue au carte, je me dirige vers la cuisine pour me prendre un remontant. 1H30 je monte checker les étages, au deuxieme un autre group d'italiens on décidait de faire une veiller dans les couloirs, je leur explique qu'il fallait regagner leur chambres. Au troisieme étages je passe le long des chambres en controlant le bruit, je m'arrete devant la chambre 314, il y a du bruit, j'avance mon oreille de la porte et j'entends, mais n'essaie pas de lui faire l'amour, nique la cette chienne, attends retourne toi et suce moi, interloquer je redescends verifier à qui avait été attribuer cette chambre, stupéfait je m'apercois qu'elle est censé être occuper par une personne seul personne... Je remonte au troisième étage, devant la chambre on entend le poste de télé, des gémissements, des cris... Je décide de frapper à la porte, personne ne m'ouvre je frapppe une seconde fois, on décide enfin à ouvrir, je tombe nez à nez avec le camarade de régiment de diego.
_combien etes vous dans la chambre?
_ 3,me dit il
_ je repete la question une seconde fois monsieur, combien etes vous dans la chambre?
il me regarde avec un rictus au coin de la bouche, nous sommes quatres monsieur. Alors je lui demande de terminer ce qu'il avait commencer et faire sortir les personnes en trop. je redescends toujours en empruntent les escaliers, et non pas cet foutu assinseur... Je note mes rondes de nuit sur le cahier de consigne. Il est 2H30 l'hotel dort enfin! Pause café. Assinseur recrache un individu, tiens tiens mon ami de la chambre 314. Il me regarde en souriant, merci pour tout à l'heure car je sais que vous étiez pas censé nous garder, je répond qu'il n'y avait pas de mal et que la prochaine fois je serai plus severe. Mais dites moi monsieur: Lorsque je vous ai vu plus tot dans la soiréé vous étiez trois, je n'ai pas vu de fille en votre compagnie? n'est ce pas? Il esquisse un sourire, et se gratte derriere la tete, ahhh, je sais pas si je dois vous le dire, me dit il. Comment ça? Promettez moi de ne le dire à personne, motus et bouche cousu, j'en dirai rien.
_En fait la fille vie dans l'hotel, c'est une prostitué.
_Quoi?
_Oui des roumains.
_Des roumains?
_Je vous explique, depuis déjà deux mois environ, un roumain et deux roumaine vivent dans l'hotel, un ancien legionnaire parait il.
_Oui?
_Ben en fait il a les coordonnés de chaque légionnaire et il propose ses services.
_Ah, carrément un proxénète.
_Je vous en prie n'en parler à personne...
Je n'ai pas répondu, je suis rester perplexe, que fallait il faire? Fermer les yeux? balancer? Ou laisser faire et avec le temps ils se lasseront, Peut on se passer de luxure? difficile... 3H30 en face de l'assinseur je le regarde, il me regarde, on se fusille du regard, lequel d'entre nous va deguener, en tout cas pas moi, je n'appuierai pas sur le bouton, je refuse tout duel, alors je reste devant cette boite de fer enfermer dans mes angoisses.
merci pour ces morceaux de vie j'adore ton écriture qui se lis comme on dévore un petit pain au chocolat et vivement la suite ....http://ruedesetoiles.centerblog.net